Tariq Ramadan poursuit son mois de jeûne en prison

Dîn Wa Dunia | 26 mai 2018 à 20 h 46 min | Mis à jour 26 mai 2018

Tariq Ramadan poursuit son mois de jeûne en prison
© AFP
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La cour d’appel de Paris a confirmé mardi le rejet de la demande de remise en liberté de l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, accusé de viol par quatre femmes et écroué depuis le 2 février dernier à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne.

Au cours de l’audience, en l’absence de l'islamologue suisse de 55 ans, sa défense a de nouveau invoqué son état de santé et dénoncé des « contradictions » dans le récit des plaignantes. « M. Ramadan n’a rien à faire en prison, il peut tout à fait être en liberté. Nous avons proposé une caution, une assignation à résidence, la remise de son passeport. Tout ceci m’apparaît amplement suffisant et nécessaire pour que l’information judiciaire se déroule dans de bonnes conditions », a expliqué Me Emmanuel Marsigny. Sur RMC, son avocat a déclaré que « l’institution judiciaire fait preuve d’autisme ».

L’avocat a aussi réclamé une nouvelle expertise médicale, avançant que l’état de santé de son client se détériorait et qu'il ne recevait pas en détention les soins nécessaires. Tariq Ramadan, atteint d’une sclérose en plaques dont le traitement a été jugé compatible avec la détention par une expertise, est incarcéré depuis sa mise en examen pour deux viols présumés, dont l’un sur une personne vulnérable, qu’il conteste vigoureusement. L’avocat général a insisté sur la nécessité de garantir la présence de Tariq Ramadan en France, d’éviter d’éventuelles pressions sur les accusatrices et de prévenir le renouvellement des faits.

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