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Mutilations génitales, six fillettes excisées par minute dans le monde

Dîn Wa Dunia | 12 février 2018 à 14 h 52 min | Mis à jour 12 février 2018

Mutilations génitales, six fillettes excisées par minute dans le monde
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Chaque minute, 6 filles sont excisés dans le monde. Ce sont les estimations fournies par l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF), célébrée le 6 février dernier. Par cette conscientisation de l’opinion publique internationale, les Nations Unies espèrent éliminer avec l’aide des Etats concernés ce qu’elles considèrent comme une “forme extrême de discrimination” à l’égard des filles et des femmes et une violation de leur droit “à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique”.

 

Malgré le resserrement de l’étau législatif autour de ces usages, les MGF continuent à être pratiquées dans 30 pays, essentiellement en Afrique orientale et occidentale, mais aussi en Egypte, au Yémen, en Irak, en Indonésie et dans une moindre mesure au sein des communautés immigrées dans les pays occidentaux .

 

Ces mutilations, visant à contrôler la libido et partant, la sexualité féminine, vont de l’ablation partielle ou totale du clitoris ou des petites et grandes des lèvres, à la couture de ces dernières. Les conséquences sanitaires sont lourdes et nombreuses: risque d’hémorragie et d’infections à court terme et à long terme; douleurs chroniques, infections urinaires et génitales, abcès, complications pour la mère et l’enfant lors de l’accouchement, risque accru de décès du nouveau-né, troubles de la sexualité, troubles du comportement, anxiété, dépression…

 

La pratique de l’excision relève davantage de la tradition tribale ou culturelle que de l’injonction religieuse, même si certains autorités religieuses la préconisent, notamment en Egypte, en Irak et en Indonésie.

 

D’ici 2030, si rien n’est fait pour lutter concrètement contre ce fléau mondial, 68 millions de filles en seront victimes. Elles viendront alors s’ajouter aux 200 millions de femmes vivant actuellement avec des séquelles liées aux mutilations génitales féminines (MGF).

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