Kenya, bientôt la peine de mort pour les braconniers ?

Dîn Wa Dunia | 26 mai 2018 à 13 h 48 min | Mis à jour 26 mai 2018

Kenya, bientôt la peine de mort pour les braconniers ?
© zoorigin.com
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Le ministre kényan du Tourisme et de la Protection des espèces, Najib Balala, compte empêcher vaille que vaille les braconniers de continuer à nuire. « L’ivoire appartient aux éléphants et aux rhinocéros et n'est pas destiné à la consommation humaine. », a-t-il averti. Le message est clair car, pour le ministre, aucune peine n’est trop sévère pour endiguer ce problème national. Pas même la peine de mort. La sentence capitale est envisagée désormais comme punition pour dissuader les chasseurs d'ivoire.

 

Il y a deux mois déjà, Najib Balala avait annoncé que le Kenya était en passe d’instaurer la prison à perpétuité pour les braconniers. Il est même allé plus loin : « C’est pour cette raison que nous nous battons pour établir la peine capitale à l'encontre de ceux qui tuent pour l’ivoire », a-t-il déclaré.

 

Si elle venait à être mise en place, la peine de mort ne serait que le prolongement d’une politique répressive destinée à restreindre le champ d’action des braconniers. But : préserver la faune kényane. Ainsi, depuis 2013, une loi anti-braconnage prévoit une amende de 170 000 euros pour les contrevenants.

 

Les moyens des rangers sur le terrain ont été considérablement renforcés pour détecter les braconniers. Ils disposent, par exemple, de vidéos thermiques, de balises dans les cornes des rhinocéros, ou encore de chiens dressés. D’après le ministère du Tourisme, ces efforts auraient permis de réduire de 85 % la chasse des rhinocéros et de 78 % celle des éléphants. Tous les ans à travers l’Afrique, près de 35.000 éléphants, les plus gros animaux terrestres, sont abattus et leurs défenses arrachées par les braconniers. Le kilo d’ivoire est écoulé à 1500 euros en moyenne, principalement sur le marché asiatique.

 

 

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