Publicité
Publicité

Le harcèlement sexuel n’épargne pas les hajjates

Dîn Wa Dunia | 12 février 2018 à 10 h 44 min | Mis à jour 12 février 2018

Le harcèlement sexuel n’épargne pas les hajjates
Publicité

Dans le sillage du mouvement #BalanceTonPorc et #MeToo, les témoignages de victimes de harcèlement sexuel durant le pèlerinage à la Mecque abondent sur Twitter sous le hashtag  #MosqueMeToo. A l’origine de ce dernier, la journaliste et militante féministe américano-égyptienne Mona Eltahawy, partageait le 5 février dernier sur Twitter: “J’ai partagé mon expérience d’agression sexuelle pendant le hadj en 1982 (dans son ouvrage sorti en 2015 “Headscarves and hymens: why the Middle East needs a sexual revolution” sorti en 2015, ndlr) alors que j’avais 15 ans, dans l’espoir que cela aiderait les femmes musulmanes à briser le silence et le tabou qui entourent leur expérience de harcèlement ou d’agression sexuelle (...) dans des lieux sacrés.”

 

Lire aussi : Une bien étrange sépulture

Lire aussi : La dépénalisation de l’homosexualité agace les religieux

 

Quelques heures plus tard, les témoignages ont déferlé sur le réseau de microblogage et le hashtag a été repris plus de 60 000 fois. “J’ai été harcelée sexuellement à 21 ans quand je faisais le tawaf (...)!  Le fait que ce soit arrivé  dans cet endroit censé être un sanctuaire, un lieu a priori sacré et sûr, m’a fait si mal que je ne m’en suis pas remise depuis”, témoigne une internaute.

 

“Je trouve difficile de penser à la omra maintenant, ce qui aurait dû être l’un des meilleurs souvenirs de mon existence et me rapprocher de Dieu a gâché ma vie,” confie pour sa part Mariha Syed.

 

Chaque année, près de 2,5 millions de pèlerins affluent en Arabie Saoudite pour accomplir le hajj, l’un des cinq piliers de l’Islam. Visiblement, certains viennent faire d’une pierre deux coups...

Commentaires

Publicité