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Plus que jamais, la femme est l’avenir de l’Homme

Dîn Wa Dunia | 8 novembre 2016 à 16 h 37 min | Mis à jour 12 février 2018

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Plus que jamais, la femme est l’avenir de l’Homme
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Au Maroc et à travers le monde, 2016 est une année charnière pour la visibilité des femmes en politique. Pendant qu’en Allemagne, la chancelière Angela Merkel se montre déterminée à défendre sa politique d’accueil des réfugiés malgré les pressions qu’elle subit au niveau national et européen, au Royaume-Uni, Theresa May a succédé à David Cameron en tant que Première ministre suite au référendum, prenant de facto les commandes de la délicate concrétisation du Brexit. Aussi, alors qu’aux Etats-Unis les derniers sondages donnent Hillary Clinton en tête pour l’élection présidentielle, au Maroc, Nabila Mounib–première femme élue à la tête d’un parti politique marocain en 2012 et figurant en bonne place parmi les personnalités que les Marocain(e)s voyaient comme chef de gouvernement, a mené une campagne électorale remarquée ayant permis à la FDG de faire son retour au Parlement.

 

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Ces dernières années, plusieurs faits marquants ont illustré cette tendance globale qui voit les femmes se démarquer par leurs compétences et leur courage, les réseaux sociaux contribuant à leur conférer une résonnance plus grande. Au Maroc, suite à la reconduction du PJD à la tête du nouveau gouvernement, rappelons la réaction #AnaMachiTria (Je ne suis pas un lustre), intervenue après les propos rétrogrades tenus par ‘Abdelilah Benkirane devant la chambre des conseillers le 17 juin 2014. Il regrettait alors que les femmes n’«illuminent» plus les foyers de leur présence comme par le passé. Souvenons-nous également du discours poignant prononcé la même année par l’actrice britannique Emma Watson, dans le cadre de la campagne internationale #HeForShe (Lui pour elle), lancée par ONU Femmes pour sensibiliser au fait que le féminisme constitue tant une libération par et pour les femmes que par et pour les hommes, tous pris à divers degrés dans un schéma patriarcal mettant à mal une conciliation équilibrée entre vie professionnelle et vie privée.

C’est ainsi que des hommes politiques influents agissent aujourd’hui dans ce sens, à l’image du maire de Londres Sadiq Khan, qui a banni du métro les publicités sexistes chosifiant la femme.

 

Enfin, avec le principe d’égalité des genres, celui du respect de la femme s’affirme a fortiori comme norme internationale. Notons ici le discours sans concession de Michelle Obama après la publication d’une ancienne vidéo dévoilant les propos scandaleux du candidat à la présidentielle Donald Trump, allant à l’encontre du principe de consentement dans les rapports hommes-femmes. Au Maroc, cette polémique évoque la triste affaire Amina Filali et les cas similaires de viol qui ont suivi, y compris récemment en Tunisie. Au Royaume-Uni, une importante campagne de sensibilisation a été lancée l’année dernière à ce sujet, intitulée #ConsentIsEverything (Tout est dans le consentement). Drôle et percutante, la vidéo explicative «Consent: It’s simple as tea» (Consentement : C’est aussi simple que le thé) avait alors fait le buzz.

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