Arabie Saoudite : une militante risque d’être décapitée

Dîn Wa Dunia | 22 août 2018 à 19 h 49 min | Mis à jour 22 août 2018

Arabie Saoudite : une militante risque d’être décapitée
© YJC.ir
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Israa Al Ghomgham pourrait bien devenir la première femme à être exécutée pour avoir défendu les droits humains fondamentaux au royaume conservateur des Al Saoud.

 

Le 6 août dernier, le procureur général a demandé l'exécution de cette jeune activiste âgée de 29 ans, et a réservé le même sort à son époux Moussa Al Hashem, et quatre autres activistes.

 

La jeune femme et son mari sont en prison depuis le 5 décembre 2015. Ils sont été accusés d'avoir organisé plusieurs manifestations afin de libérer des prisonniers politiques, dans la région chiite de Qatif.

 

Issue d'une famille modeste, Israa Al-Ghomgham n'a jamais pu obtenir l'aide d'un avocat, durant ses trois années d'incarcération.

 

Si la sentence est entretemps ratifiée par le roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, elle pourrait être confirmée lors de la prochaine comparution de la jeune femme 28 octobre prochain.

 

Pour Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient de Human Rights Watch, une ONG américaine de défense des droits humains, ces charges ne sont pas des «crimes reconnaissables» en termes de droit international.

 

 

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Des réformes sont en marche, pour plus de modernité, au sein de la monarchie saoudienne depuis la nomination du prince héritier Mohammed Bin Salmane, dit MBS.

 

Toutefois, le nombre d'exécutions atteint un triste record mondial en Arabie Saoudite. D’après Amnesty International, le royaume met à mort, en moyenne, 5 personnes par semaine.

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