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Affaire Tariq Ramadan, derniers rebondissements

Dîn Wa Dunia | 7 mars 2018 à 17 h 54 min | Mis à jour 7 mars 2018

Affaire Tariq Ramadan, derniers rebondissements
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Tariq Ramadan a-t-il usurpé ses titres universitaires ? C’est la question qui revient ces derniers jours dans la presse helvète et internationale. Selon Mondafrique, le théologien suisse, qui se présentait au début de sa médiatisation comme « professeur de philosophie et d’islamologie à l’université de Fribourg », n’y aurait en réalité dispensé que des exposés sur l’islam, une fois par semaine et à titre bénévole entre 2002 et 2004. A cette période, Tariq Ramadan aurait été un simple enseignant de français dans un collège à Genève. Le rectorat de l’université en question a confirmé les assertions de Mondafrique tout en rappelant qu’il n’était pas «responsable des titres académiques qui ont été attribués à Monsieur Ramadan après son départ en 2004 ».

 

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Tariq Ramadan, mis en examen et incarcéré pour viols en France depuis le 2 février dernier, ne sera par ailleurs plus défendu par Yassine Bouzrou et son associée Julie Garnier. L’islamologue, selon une information parue récemment dans l’Express, a décidé de confier sa défense à Emmanuel Marsigny. Pénaliste de renom, ancien associé du cabinet Metzner, Marsigny a plaidé dans de célèbres affaires dont celle des emplois fictifs de la mairie de Paris ou encore la tentative d’assassinat en 2007 de son ex-confrère Karim Achoui.

 

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Longtemps réclamé par le comité de soutien de Tariq Ramadan qui reprochait à Me Bouzrou son manque de collaboration, ce changement est également applaudi par ses adeptes sur les réseaux sociaux qui appelaient à la désignation d’une défense plus médiatique.

 

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Le même comité de soutien a quant à lui annoncé sur sa page facebook Free Tariq Ramadan Campaign qu’il est désormais possible d’envoyer du courrier au prédicateur détenu à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne. Souffrant selon ses proches de sclérose en plaques et de neuropathie, Tariq Ramadan, 55 ans, se trouverait toujours dans un état de santé préoccupant.

 

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La première plaignante, Henda Ayari, est pour sa part défendue par un pool d’avocats (dont maîtres Grégoire Leclerc et Jonas Haddad), rejoint récemment par le ténor du barreau Francis Szpiner. Christelle (nom d’emprunt), la seconde plaignante, est quant à elle défendue par Eric Morain.

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